jeudi 22 janvier 2015

En lettres de feu et de sang

Tout d'abord merci à Nistosien d'avoir relevé le défi: les deux premières photos sont des couchants, les deux suivantes plus rouges des levants.

Fin de la Grande odyssée:     http://www.grandeodyssee.com/fr/index.html

Ouverture du livre au hasard comme d'habitude, où il est question d'Audou qui n'est autre que Jean-Claude de Lévis, qui, en bon représentant des Huguenots et l'on peut dire 'bras droit" du futur Henry IV, mit la région à feu et à sang contre les catholiques.
J'avais, en son château, présenté une conférence à son sujet, laquelle m'avait demandé plusieurs mois de travail, à mon grand bonheur.



 En y jetant un coup d'oeil, je m'aperçois que j'avais donné une grande place à la montée du protestantisme.
 Un petit extrait va m'amener à vous parler de Sarrance.



En France



Marguerite d'Angoulème

1492-1549

soeur de François Ier, celle qui va devenir Reine de Navarre par son mariage avec Henri II de Navarre, est une fine lettrée, elle est petite nièce de ce grand poète, Charles d'Orléans. Clément Marot disait d'elle « Corps féminin, coeur d'homme et tête d'ange ».

Elle écrit l'Heptaméron, sue le modèle du Décameron.

Elle est suspectée d'hérésie en 1522 avec ses « Commentaires sur les 4 évangiles de Lefévre d'Etaples. En 1523 la Sorbonne (qui jouera aussi un grand rôle pendant les guerres de religion) s'attaque au Cénacle mais le Conseil du Roi permettra aux réformistes d'échapper aux poursuites.

Sur le site ci-joint tout est dit et bien dit, .... et je n'en dirai pas plus ..

http://vppyr.free.fr/pages_transversales/voies_aspe/aspe_pat02_sarrance.php

 On parle de poètes ah! bien! voilà Salluste du Bartas

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/guillaume_de_salluste_du_bartas/a_la_france.html

Je le nomme en fin de ma conférence: Parlant d'Agrippa d'Aubigné:
Je doute qu'il ait goûté les vers de Ronsard, catholique, mais ceux de Guillaume Salluste du Bartas qui a chanté notre belle fontaine de Fontestorbes mais aussi Henry de Navarre assimilé à nos belles montagnes.
Gentilhomme ordinaire d'Henry de Navarre, apôtre de sa foi calviniste, soldat comme Agrippa d'Aubigné, il mourut en soldat  des suites de ses blessures.



Deuxième sonnet des 9 muses des Pyrénées.

Coupeaux(cimes) toujours chenus, miracles qui touchez

les astres de vos fronts, l'enfer de vos racines

Espouvantaux du ciel, Rochers, qui, dans vos mines,

Les forcenez désirs de l'Avare cachez;

Tressaillez de plaisir, vos pointes élochez(ébranlés)

Faites jaillir partout des sources argentines,

Ouvrez vos flancs pierreux, découvrez vos poitrines.

A vos plus chers métaux le triste frain laschez

Invincibles remparts de l'Espagne, des Gaules,

Ainsi que vous voyez blanchir sur vos espaules

Les montagnes qui font plus hautain l'univers:

O sommets escarpez, ainsi ce Roy qui monte

Sur vos dos et de neige et de sapins couverts

Par ses belles vertus tout autre Roy surmonte


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