mercredi 31 juillet 2019

gravures maritimes : suite


 Comment le Portugal a-t-il pu laisser Magellan se rapprocher de l'Espagne ? 

Quelle vie aventureuse que celle de Magellan ; on brosse de lui le portrait d'un

 homme bouillant, fier, impétueux  : il est né en 1480  à Saborosa dans la 

province portugaise de Tras-los-Montes mais après une vaillante carrière dans

 les Indes sous les ordres d'Alphonse d'Albuquerque, le voilà remercié, ausi 

part-il pour le Maroc où il est gravement blessé à Fez ce qui le laisse boiteux.

 Ayant de ce fait tourné le dos à sa carrière militaire il n'en demeure pas 

moins  navigateur et trouve auprès de Charles Quint les moyens d'entreprendre

 le tour du monde sur son "Victoria". C'est auprès de l'astronome Ruy Faleiro,

qu'il peaufine ce projet.

 il veut aller aux Moluques par l'ouest en contournant l'Amérique ; pour nous

 situer parmi ces découvreurs, le Génois Colomb a déjà touché terre aux

 Bahamas il y a déjà trente ans et Cortez a débarqué au Mexique.





Les Molluques étaient déjà l'apanage des portugais, y réalisant un fructueux 

commerce des épices. Vexé, il le fut Fernand, !! d'être remercié par ceux-ci au

  point de  renoncer à sa nationalité portugaise.

 Charles Quint met à sa disposition cinq caravelles, avec lesquelles il appareille 

le 19 septembre 1519..

San Lucar, les Canaries et le Cap vert pour les ravitaillements avant le grand 

saut dans l'inconnu, suit l'estuaire de La Plata. Fernao de Magalhaës est un 

homme énergique il a guerroyé il va donc faire face avec une certaine efficacité

 contre la première mutinerie à bord de la caravelle de Luis de Mendoza ; 

prétextant des pourparlers auprés des mutins il envoie un émissaire qui en

 deux temps deux mouvements trucide le chef des mutins qui abasourdis 

rentrent dans le rang aprés quelque "nettoyage" supplémentaire en la personne

 du chapelain. De même que pour Vasco de Gama on présente ces chefs 

comme brutaux, l'autorité quand il s'agit de meneurs d'hommes ne va pas sans

 quelque dommage. On était en  avril 1520. Sur la rive de la baie de Saint 

Julien, Magellan va baptiser ce pays la Patagonie aprés avoir été surpris de 

remarquer un 'indio" chaussé de mocassins qu'il qualifie de "pattu" Aprés avoir 

repris la mer voici le cap qui porte désormais son nom ; un peu plus loin les 

feux allumés par les indigènes vont donner naissance à " la Terre de Feu" que

 Magellan nomme " Tierra de los Fuegos"

 Il sort de son détroit un mois plus tard et découvre émerveillé le Pacifique.

 Les trois caravelles restantes s'y lancent et naviguent cent jours où le scorbut 

fait son appartion, où les vivres sont gâtées jusqu'à ce qu'apparaissent enfin

"les Mariannes". Malgré les larcins opérés par les indigènes ce sont des jours de

 repos, de nourriture fraîche.



Cap ensuite vers Cebu dans les Philippines,  ayant sympathisé avec les 

autochtones il prend part à une expédition punitive contre l'île voisine de Mactan

il est alors  atteint d'une flèche empoisonnée, achevé d'un coup de poignard

 avec huit autres de ses marins, son corps ne fut pas restitué et paraît-il sa

tête exposée au sommet d'une hutte indigène. Il avait 42 ans, on était en avril

1521, il trouve là une mort tragique  comme celle de Cook massacré à Hawaï.

 Sébastien del Cano poursuit l'exploration avec les deux caravelles restantes et

 parvient enfin aux Moluques en 1522. Sébastien retouchait terre trois années

 plus tard avec la seule caravelle bien endommagée  à San Lucar à 

l'embouchure du  Guadalquvir et c'est " la Victoria" !!

Il ne ramène que 18 marins sur les deux cent trente sept hommes  partis pour 

ce fantastique voyage.

 Honneur au chroniqueur de cette expédition l'Italien Antonio  Pigafetta, grâce 

auquel nous connaissons tous les détails  d'un destin hors du commun. 


http://www.ign.fr/institut/antonio-pigafetta-journal-dun-premier-tour-monde


http://expositions.bnf.fr/marine/arret/03-4.htm


Est-ce que l'on va s'en tenir là,  mon départ est imminent, je voudrais vous 

parler du méchant anglais Drake qui mettait à mal la flotille portugaise je vous 

en avais parlé l'année dernière à Vigo.

   https://www.youtube.com/watch?v=2ZNLZZERt0Y

mardi 30 juillet 2019

gravures maritimes : suite

Période passionnante pour qui le lit : soif d'aventure, de découverte mais au

prix du scorbut, des tempêtes ou des fléches empoisonnées, la célébrité au 

moins pour un temps et la richesse des pays d'origine.

 C'est quand même un drame total d'avoir ajouté aux matières précieuses, 

la personne humaine. 

 Si je m'en tiens uniquement à la découverte des côtes africaines par les 

portugais,  il me faudrait plusiieurs jours  et c'est là mon propos ; j'y viendrai,

 auparavant je voulais évoquer Vasco de Gama.




              Et c'est une nouvelle histoire :

 Le roi du Portugal Jean II ne lançait pas ses bâteaux à l'aventure sans une

 certaine étude, il avait expédié Pero da Covilla par les voies terrestres étudier 

les côtes orientales mais Bartolomeu Dias revient avant lui annoncer qu'il avait 

doublé l'extrémité méridionale de l'Afrique : nous étions en 1488 et Pero da 

Covilla ne revint qu'en1490. Il avait toutefois pu observer l'intense trafic

 commercial entre l'Afrique et les Indes, ce qui nécessitait une infrastructure 

plus importante. Je pense que Diaz a pu ressentir comme une grande injustice 

que le roi préfère mettre à la tête de sa flotte un navigateur "bien né" . 





Il avait son homme sous la main Vasco da Gama était de tradition militaire, 

d'ascendance noble et connaisseur de la mer.

Jean II pensait bien qu'il fallait armer ses navires, Vasco était le fils du 

gouverneur militaire de Sines , il avait sans doute été élevé dans la

 connaissance des armes ; Jean II étant décédé, c'est sous le règne de Manuel 

1er que quatre navires quittent Lisbonne le 8 juillet 1497 en route vers le Cap 

Vert, escale de ravitaillement et c'est après avoir  retrouvé les côtes africaines 

 et doublé le cap de Bonne Espérance que les choses sérieuses vont 

commencer !! Il faut cette fois aller plus loin que Diaz.





 Le courant du canal de Mozambique les repoussaient en arrière  de même que

 les chefs indigènes. Vasco da Gama va montrer de quel bois il se chauffe, c'est

 ainsi que parvenus à Melinde le chef local lui permet de mouiller sans 

anicroches. Mieux encore il lui confie le meilleur pilote  et connaisseur de la 

navigation dans l'océan indien en la personne de Ahmed-ben-Madjid qui du 24 

avril au 17 mai 1498 traversée record va lui permettre  de jeter l'ancre à 

Calicut sur la côte ouest.           https://fr.wikipedia.org/wiki/Kozhikode





 Mais les choses se gâtent un peu et Vasco da Gama reprend la mer pour 

Lisbonne, non sans mal, avec un calme plat, des vents contraires, le scorbut à

 bord. Ayant retrouvé Mélinde en janvier  1499, les équipages se requinquent

 avant de terminer leur périple et ils parviennent enfin à Lisbonne où Vasco 

reçoit toutes les marques de gratitude du roi pour avoir ouvert le Portugal à un 

rôle déterminant en Europe. Fort de cette expérience il y retournera trois fois

 tout d'abord en 1502-1503  puis en 1524 où de gouverneur il passe au titre de

 vice-roi des Indes, Il y décéda la nuit  de Noël du vingt-septième anniversaire

 de cette terre qu'il avait appellée "Natal" lorsqu'il avail l'avait découverte.

 Petite anecdote ayant reçu aussi le titre d'Amiral des mers de l'Inde  lorsqu'il 

découvre les Seychelles il les baptise "îles de l'Amiral "c'était au cours du 

voyage de 1502-1503.

Citons aussi  Pero de Alemquer pilote de Bartelemeu Diaz puis de Vasco de 

Gama en 1497, sur la "Saint Gabriel"

                                               https://fr.wikipedia.org/wiki/Malindi

                   https://fr.wikipedia.org/wiki/Natal_(Afrique)

             Ils y sont tous :



              https://fr.wikipedia.org/wiki/Padr%C3%A3o_dos_Descobrimentos

évolution de la caraque en caravelle :

 https://www.patrimoine-histoire.fr/Maquettes/CaraqueAtlantique.htm

lundi 29 juillet 2019

Gravures maritimes

 L'exploration se poursuit sous les auspices de Jean II de Portugal (1481-1495)

 qui souhaite apporter une suite à celle de son oncle Henri le Navigateur, en 

finissant d'explorer les côtes africaines.

C'est donc en 1487 qu'il confie cette tâche à Bartolomeu Dias qui appareille de

 Lisbonne au mois d'août. On ne sait pas grand-chose de ses origines, sans doute

est-il suffisamment compétent pour se lancer dans un voyage de  huit mille

miles.




Grâce aux noms de saints donnés à la découverte des territoires, on peut

dater ses points d'escale. Il met quatre mois pour rejoindre  le  dernier point

atteint par son prédécesseur Diogo Cào qui reconnaît en 1483 l'embouchure du

 Congo et entre en rapport avec le roi du Kongo. Plus sûr que des drapeaux il 

érigeait des stèles de pierre témoins de son passage à la gloire de son 

souverain ; mais les alizés du sud-est l'obligent à 

s'éloigner de la côte en raison d'une tempête, il navigue alors vers l'ouest mais 

ayant retrouvé des vents d'ouest il se rabat à nouveau sur les côtes africaines 

et dépasse largement l'extrémité méridionale de ce continent entreprenant 

alors la remontée de l'océan indien, mais les marins sont las du voyage et 

 il lui faut à nouveau doubler le cap de Bonne Espérance l'obligeant à 

rebrousser chemin ce qu'il fait la mort dans l'âme.




Il prend dès son retour au bord du Tage une charge d'administrateur du 

ravitaillement des navires qui se rendent aux comptoirs établis par le Portugal 

en Afrique; mais sans doute la soif d'aventure se fait à nouveau sentir  et c'est

 en 1497 qu'il prend le commandement d'une caravelle à destination  du golfe 

de Guinée. Puis en 1500 au sein de la puissante flotte de Pedro Alvares Cabral, 

il participe à la découverte du Brésil et c'est en se rendant des côtes 

brésiliennes vers le cap de Bonne Espérance qu'il périt lors d'une de ces 

terribles tempêtes, le 23 mai.





Si dans ce travail de mémoire des plus anciens explorateurs, je m'intéresse

 particulièrement aux portugais j'espére avoir le temps avant de partir 

d'évoquer aussi leurs concurrents espagnols ou même anglais. 

 L'italien Amerigo Vespucci (1451-1512) né à Florence pris part  aux deux

 expéditions de 1501 et 1503 mandatées par le roi du Portugal : il longea les

 côtes brésiliennes jusqu'à 52 ° de latitude sud et celle de Coelho qui en route

 pour Malacca se perdit et fonda les premiers établissements portugais au 

Brésil.

Il était aussi des deux expéditions organisées par Juan de la Cosa qui fut pilote

 de Christophe Colomb.

  Juan de la Cosa périt empoisonné par des fléches indiennes  au curare en 

1510.

 Coelho, compagnon de Vasco de Gama était aussi de l'expédition de Cabral.

dimanche 28 juillet 2019

Gravures anciennes

Découvertes dans une vielle malle au fond d'une cave,  ces gravures vont me 

permettre d'illustrer ces quelques travaux préliminaires à un voyage au 

Portugal, où Baiona qui a vu la première le retour d'un des navires de 

Christophe Colomb, La Pinta, (encore que ce port se trouve à l'extrème sud de 

la Galice, ) est une de mes premières escales.




 A l'heure où ce ne sont plus des bâteaux qui sillonnent les mers mais des jets 

qui font le tour de la planète en quelques heures, lorsque l'on est passionné 

d'histoire, le passé offre encore de belles découvertes.

Je vais donc vous transporter dans les années 1400 avec un  célèbre prince du 

Portugal  Henri le Navigateur, né en 1394 d'une mère anglaise, Filippa de 

Lancastre et du cinquième fils du roi Jean Ier à Porto.




 Ceuta qui verrouille le détroit de Gibraltar appartenait alors aux Musulmans 
 
qui dominaient ainsi le trafic commercial  et entravaient les communications 

avec les ports de l'Europe occidentale et ceux de la Méditerranée et les ports du

 Portugal, étapes vers la Mer du Nord, qu'ils attaquaient souvent.

 Le prince Henri se mit à la tête de la conquête de cette ville se rendant lui-

même   en 1418 puis en 1458 à la conquête d'Alcacer-Ceguer, deux ans avant 

sa mort.



  On lui doit aussi la découverte des archipels de Madère et des Açores, plaçant 

ainsi les Portugais pionniers de l'expansion mondiale de l'Europe.

 L'exploration des côtes encore inconnues d'Afrique, du Cap Bojador à la Sierra-

Léone est le fruit d'une coordination et d'une coopération fertile entre les 

navigateurs et les scientifiques de l'époque.
 
Ses rêves ne furent atteints qu'à la fin du XVème siècle, quarante ans après sa 

mort  avec le voyage de Vasco de Gama que j'évoquerai par la suite.

 C'est dans le sud du Portugal dans l'Algarve qu'il va installer ses entreprises 

maritimes, avec déjà l'intention de secourir les navigateurs sortant de la

 Méditerranée qui rencontraient des vents contraires qui les empêchaient de

  pénétrer dans les eaux atlantiques. Si vous allez au Cap de Sagres c'est là

 qu'il résidait ou bien se trouvait entre ses navigations ; il y mourut.

 Il y conviait des astrologues venant de l'étranger, de célèbres cartographes 

dont Jaime Ribas, alias Jadufa Cresques, et qui n'était pas n'importe qui 

puisqu'il était le fils d' Abraham Cresques dont on conserve précieusement  le 

célèbre atlas de 1375-1377 à la Bibliothèque nationale de Paris.

 Il était le successeur de nombreux navigateurs portugais qui n'hésitaient pas à

 monter jusque dans les Flandres ou l'Angleterre.

 Le chroniqueur Azurara a pu nous laisser de lui un portrait où ses qualités 

d'homme d'action, de croyant sincère, d'homme politique avisé, font de lui un

 grand homme d'Etat désireux d'ouvrir les portes de l'Europe au monde, 

répandant ainsi la civilisation occidentale.

Je ne rentrerai pas dans les débats qui soulignent une intervention par trop

   "envahissante" ne voulant voir que le côté "découverte" d'autres mondes

 comme nous pouvons le faire à notre époque avec la conquête spatiale.



















portrait d'Henri le Navigateur

 BNF

vendredi 26 juillet 2019

Lucien Vieillard suite

           Lucien Vieillard s'est livré au "Questionnaire de Proust".

http://clg-rostand-orleans.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/sites/clg-rostand-orleans/IMG/pdf/Le_Questionnaire_de_Proust.pdf

          Voici quelques unes de ses réponses, entre ses toiles :


                                                              La rue Ozenne sous la neige  :1999

      Ma devise

Nunquam renunciare  (ne jamais renoncer)


        La rivière de Lavelanet 1968 

où il a placé en tout dernier fond de toile le Mont St Barthélémy :

 http://www.photosariege.com/article-le-pic-de-saint-barthelemy-par-moulzoune-59725547.html


    Ma principale qualité

 Je l'ignore. Je laisse les autres l'apprécier 


                   Rue grande à Saint André de l'Eure. 2006

 La couleur que je préfère

           le bleu




                                  Roses bleues dans un vase blanc 1980

  La fleur que je préfère

       La rose


                                                      Neige aux environs de Sartilly 2006

 Mes auteurs favoris en prose

 Victor Hugo. Jean d'Ormesson 


  
                                                              Du côté de Morlaix 2006

   Mes compositeurs préférés 

Claude Debussy. Maurice Ravel.
Francis Poulenc.
 Le groupe des six
L'oratorio Jeanne d'Arc au bucher d'Arthur Honegger 
La symphonie N° 9 du 'Nouveau Monde" d'Antonin Dvorak  

  Mes héros dans l'histoire 

            Ulysse

                                                  Mon rêve de bonheur 

                                                     Un grand parc fleuri



                         Ce que j'apprécie le plus chez mes amis 

                                       Leur constance 

Dernière vue d'ensemble avec le Taj Mahal de 2013 intitulée "le blanc et le noir"



jeudi 25 juillet 2019

l'Art naïf de Lucien Vieillard


                    Ancien pont Saint Michel  :    clocher de la Dalbade. 1974

On devait encore parler de l'effondrement  de ce clocher ; si je fais mes

calculs, Vieillard est né en 1923 et le clocher s'est effondré en 1926

https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/limage-il-y-a-91-ans-le-clocher-le-plus-haut-de-toulouse-seffondrait_3664998.html

 Comme promis  :



 Ceci pour vous sortir du contexte "toulousain" .... la capitale a souvent un 

regard péjoratif sur ce qui vient de la province ....!!

d'ailleurs il n'a pas peint que notre ville rose mais alentour, que choisir  ?


                                                              Nestier : 1993
http://lieux.loucrup65.fr/calvairenestier.htm



 Maisons à flanc de la montagne : 2006



                                                Château de Fayrac : 1972

https://www.notrebellefrance.com/v5/fr/le-chateau-de-fayrac



                                   La jetée, Promenade des Anglais à Nice : 2015

https://lagriotteanice.wordpress.com/2013/11/16/la-jetee-promenade/

mercredi 24 juillet 2019

L'art naïf international

          Où Lucien Vieillard va-t-il nous emmener aujourd'hui ?



                                    Tour Eiffel et ancien Trocadéro. 1989

                   en arrière  :

http://paris1900.lartnouveau.com/cartes_postales_anciennes/le_trocadero.htm

En connaissez-vous dans vos pays respectifs ??

Qui étaient  : Bauchant, Bombois, Vivin, Séraphine, Rimbert, Lefranc, Rabuzin,

 Ivan et Josip Généralic, Lackovic, Grandma Moses, O’Brady, Haddelsey, 

 Ligabue, Vivancos, le Douanier Rousseau....

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_international_d%27art_na%C3%AFf


                                                 Message à l'arrivée. 2002

Pourrais-t-on dire que les toiles de Lucien Vieillard nous font voyager

                                                   je répondrai dans l'affirmative 


                                                          Delahaye 1909 : 2006 

J'avais l'intention de vous retranscrire la somme des lieux d'expositions de ses 

oeuvres mais j'en ai pris la photo sur la très jolie plaquette éditée par le

Conseil Général de la Haute-Garonne. 

(trop nombreuses de Paris à Singapour , Tokyo, Chicago et j'en passe !!!)

 le temps de les enregistrer !!!


   
                                                             Château de Foix  2004

 Si vous étes adeptes du Tour de France (à bicyclette) vous avez sans doute vu

 le château de Foix, arrivée du 21 juillet dernier, au Prat d'Albis.

 https://www.ladepeche.fr/article/2018/09/28/2877823-tour-2019-arrivee-inedite-attendue-sommet-prat-albis-dessus-foix.html

mardi 23 juillet 2019

Lucien Vieillard : suite

Existe-t-il de nombreux amateurs d'art naïf ?

En ce qui me concerne j'étais géographiquement en contact avec l'une de ses

 représentantes  ; je lui avais rendu visite à son domicile et suivi quelques

expositions; je vous en parle un peu plus loin.

Aligner les toiles de Vieillard mériterait un petit commentaire !!!

https://hicsa.univ-paris1.fr/documents/pdf/Ecole%20doctorale/Marion%20Alluchon.pdf


Ce ne seront d'ailleurs que quelques unes des 46 toilles exposées et 

sélectionnées de ma part,  avec des critères très personnels.





                                                                'L'Ancien Rodez" 1971

                  Pas loin de là vous trouvez le Musée Soulages

https://www.tourisme-aveyron.com/fr/voir-faire/decouvrir-aveyron/sites-visiter/musee-soulages/decouvrir-le-musee-soulages




                                                        "la Gloriette à Saverdun" 1987





                                       L'Usine".   2006



                                                  "Souvenir de Nathalie" 2014

sans doute fredonnait-il....


https://www.youtube.com/watch?v=TilQ8BIHisw

                                     l'Art naïf en Ariège

https://www.youtube.com/watch?v=mzVQDwnWQSM

 http://www.grandsudinsolite.fr/967-09-ariege-l-art-naif-de-mady-de-la-giraudiere.html



lundi 22 juillet 2019

L'Art naïf à Laréole

Et plus précisément dans l'orangerie baptisée Salle Vieillard, pour une exposition

de Lucien Vieillard, consacrée à cet artiste.

Pour vous le présenter mieux vaut donner la parole  à Anatole Jakovsky qui

signe la préface : mais qui est Anatole Jakovsky, ? rechercher ses origines m'a

 permit de faire connaissance avec le musée de l'art naïf qu'il a créé à Nice.

https://www.moldavie.fr/Anatole-Jakovsky-un-Bessarabien-qui-a-patronne-l-art-naif.html

https://www.nicetourisme.com/nice/188-musee-international-d-art-naif-anatole-jakovsky

Cette préface était destinée à l'exposition de Lucien Vieillard à la galerie

Antoinette de Paris en 1976.

 Proche de Toulouse,  précisément à Larra, Vieillard a beaucoup peint les

monuments toulousains mais il nous amènera plus loin encore.




                                                  Cathédrale Sainte Marie.  Auch.  1996

    " Il faudrait peut-être, dater quand même nos préfaces... Les millésimer d'après les tableaux qu'elles saluent. car les peintres ont aussi leurs tâches solaires qui font tantôt de bons tantôt de mauvais crus. Que de maldonnes, alors que de promesses, sinon des affirmations sans provisions, si on les relit par mégarde, plus tard.

Rien de tel naturellement, en ce qui concerne Lucien Vieillard. Aucun danger. Son oeuvre se poursuit sans la moindre défaillance, aussi personnelle, aussi serine et variée, du moins telle qu'elle m'a été révélée, en 1969, pour la première fois.
De sorte que je ne renie aucune de mes cinq préfaces écrites déjà pour lui, toujours avec un plaisir renouvelé. Plutôt le contraire ; au fil des années qui passent, il me surprend à chaque fois par son mûrissement tranquille et la sûreté de sa sensibilité accrue.

Pour un peu, d'aucuns - et il y en a hélas, il y en a - s'écrieront ravis : c'est trop beau... Ce n'est plus de la peinture naîve ! C'est fou ce qu'ils peuvent être contents dès qu'un peintre naïf s'affirme par les qualités intrinsèques de sa peinture, afin de le déconnecter aussitôt du reste de la gent naïve. Allez sortez des rangs.... Vous n'avez rien à faire avec tous ces minables-là !

Mais qui est Lucien Vieillard ? Quelle est donc cette oeuvre à nulle autre pareille, où la vie semble avoir déserté à jamais les rues, les prairies, les maisons ? Très simple, en vérité. Simple comme bonjour, n'est ce pas, les yeux pleins de monts et merveilles entrevus, un instant, en dormant. Ce souvenir d'un monde meilleur nous hante quelque fois, bien sûr, or combien sont rares sont ceux qui, à l'instar des possédés, s'en pénètrent désormais, à tel point qu'ils en rêvent, les yeux ouverts cette fois, jusqu'à ce qu'ils arrivent à le matérialiser, tôt ou tard.

C'est pourquoi en attendant impatiemment de le faire, Vieillard a dû explorer le sien en détail, tout en rongeant son frein, occupé par d'autres besognes ici-bas.

C'est pourquoi , également, devenant ainsi peintre sur le tard, il a éliminé impitoyalement tout ce qui pouvait lui rappeller  ces dernières. Et c'est là où réside le miracle de la peinture naïve, la seule capable de bâtir les songes comme si on y était. De réaliser l'impalpable. Absolument en dehors des contingences de l'espace et du temps. A condition, certes, d'avoir ce don ou cette grâce, si ce n'est ce "talent" du vocabulaire de papa.

Vieillard il l'a, à revendre. Vieillard, le plus grand, aux côtés de son illustre ainé Rimbert, des naïfs actuels ".

                                                       Anatole Jakovsky 




de gauche à droite  : les Jacobins, le Pont Neuf (XVI ème) la Cour de la 

Préfecture et clocher de St Etienne

Les Jacobins intitulée "A Toulouse et dans le Monde" clin d'oeil aux moyens de 

locomotion, de la locomotive au paquebot en passant par l'A 380. Il faut dire

que Larra est souvent le terrain d'approche des atterissages de l'aéroport 

de Blagnac!!!!.... 

Ensuite "Tolosa Turrita" pour les trois clochers, toile de fond du pont neuf 

recomposée car le Dôme de La Grave est sur l'autre rive .... on peut rêver 

n'est- il pas vrai quand on est peintre !

                
                 https://www.youtube.com/watch?v=4VvsUY6-edM

jeudi 18 juillet 2019

Expositions au Château de Laréole

 Expositions au pluriel  car si la visite  de celle de Cadène  s'achève en faisant 

le tour du château, l'orangerie va nous plonger dans un univers bien différent :

                                            Samedi à Nice























 peu confortable pour 

s'asseoir au coin du feu

 !!!





































un peu de hauteur encore

pour jeter un coup d'oeil

au parc













 avant de traverser le pont-levis, logement .... étroit du tireur de mousquet  !!!













la floraison des tilleuls

 touche à sa fin






















    et l'entretien du parc se poursuit