mercredi 21 décembre 2016

suite du XVIII ème

 Après un tour d'Europe des portraits officiels, j'ai été un peu déçue de ne trouver que peu de bijoux  sur les gorges des reines, la mode avait changé.
Par contre les tissus sont  somptueux, satins, soieries brodées et bientôt gilets fleuris de broderies à faire rêver.
Il faut remarquer que la mode justement, est à ce moment là au
 "devant-le-corsage" .
C'est un corsage  qui se termine en pointe et sur le portrait de la reine Charlotte de Mecklembourg-Strelitz en 1792 peint par Allan Ramsay, vous pouvez voir que le 'collier de chien" autout du cou est en diamants et que ce devant -de-corsage est aussi cousu de diamants. L'aigrette est aussi fixée par un bijou.

 Le portrait d'Amélie de Saxe, en est un autre exemple : cependant, elle ne porte pas d'aigrette mais des boucles d'oreilles et plusieurs  rangs de perles à ses bracelets
 J'en ai retenu quelques autres  parmi les plus représentatifs tel que celui de Mathilde Querini qui cumule, l'aigrette, la petite broche de diamant au-dessus de l'oreille, les trois broches de chevelure et l'autre broche aigrette qui relève les deux rangs de perles.
 Je ne ferai aucuns commentaires sur la beauté de ces personnes ....


 L'infante Maria Ludovica porte, tiare, bagues et bracelets et son portrait l'immortalise au Kunsthistorisches de Vienne peint par Mengs.
Le portrait officiel d'Elizabeth 1er de Russie  est encore plus démonstratif.

à noter l'absence de collier, de bagues ou de bracelets mais elle porte la tiare et son corsage en pointe s'orne de bijoux en pendentifs: le noeud de ruban en taffetas est retenu par une broche en diamants.

 Si je vous parle de Woodstock ce n'est pas pour évoquer le célèbre festival  (USA) mais une petite ville d'Angleterre, spécialiste de la fabrication des bijoux en acier : lequel concurrence le pinchbeck, la pyrite et la marcassite.
 Les joaillers se sont aperçu que l'acier taillé à facettes pouvait produire le même effet que les pierres.  D'autres ateliers se trouvaient à Salisbury mais n'avaient pas la renommée  de ceux de Woodstock.
Il y  avait dans cette autre fabrication,  les   mêmes inégalités de traitement, lorsque les décorations ajourées atteignaient des sommes faramineuses.
Le joaillier de Marie-Antoinette ( Granchez) se plia à cette mode et fabriqua à son tour des bijoux en acier plus chers que l'or.
Napoléon lui-même ne pouvant offrir à Marie-Louise tous les bijoux qu'il aurait souhaité,( Joséphine ayant conservé les siens) commanda une parure en acier. Mais restons encore dans ce siècle.
Les bijoux d'acier sont aussi variés que ceux faits d'or et le thème floral reste prédominant. L'inventivité des joailliers anglais pour en faire le support d'autres pierres que celles dites précieuses est sans limite au point que cette industrie devient la première dans les échanges commerciaux avec l'Europe et l'Amérique.
 Josiah Wedgewood et Boulton s'associent pour produire des montures d'acier ornés de camées.




 La Révolution française met, momentanèment,  un frein à cette exportation vers la France mais cette fabrication  se fera encore jusqu'au début du XX ème siècle.
C'est toujours au Vctoria and Albert Museum que sont conservés le plus de bijoux.
https://www.vam.ac.uk/collections/jewellery




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