J'ai découvert Joaquim Sorolla pour la première fois à Valence (Espagne) il y a quelques années : une révélation !!! ses toiles vous plongent dans une clarté inouïe : il est véritablement le peintre de la lumière ; je l'ai revu plusieurs fois dont une à Santander , donc il n'était pas question de ne pas profiter d'un moment exceptionnel lorsque ses toiles viennent jusqu'à moi.
Je partage avec vous ce parcours fait et refait plusieurs fois devant mes toiles préférées , vous ferez votre choix à votre tour.
Ces petits tableaux ne sont que des peintures préparatrices des plus grands formats
un de mes préférés, fraicheur, harmonie, choix du cadre
La Casa Sorolla à Madrid était en travaux jusqu'à ces jours-ci .
Voilà pour ce petit voyage en Espagne au travers des toiles de Sorolla
L'histoire de Bonifacio est si pleine de rebondissement d'attaques , de disputes de possession que je vais vous laisser consulter wikipedia qui propose vraiment un résumé complet de ce qu'est cet extrême sud de la Corse. Vous pouvez naviguer autant sur la personnalité du pirate Dragut que du roi d'Aragon ou de la dame de Bonifacio que j'avais vue (son squelette) au musée de Lévie , la confirmation de l'occupation de Bonifacio au mésolithique. Il faut s'appesantir sur ces "Bouches de Bonifacio "cette merveille géologique, heureusement protégée entre Corse et Sardaigne.
L'usure du socle de cette partie de l'ile, vous le verrez provient de sa nature faite de mollasses graveleuses et de calcaire blanc.
j'ai particulièrement aimé ces fleurs blanches dont le coeur ressemble à un bouton noir
Embarquez sur le Giraglia, au pied de la citadelle pour voguer jusqu'en Sardaigne en traversant ces Bouches de Bonifacio
vestiges de cette présence de Gènes
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonifacio
Il me semble intéressant de se pencher sur la Sardaigne toute proche entrevue depuis les Bouches de Bonifacio, son historique n'est pas loin de celui de la Corse et j'y trouve une explication plus détaillée sur l'origine de cette tète de Maure figurant sur ces deux drapeaux.
L'origine du symbole sarde n'est pas bien définie, mais on retrouve sa trace historique attestée en 1281. On doit noter son analogie avec celui de la Corse voisine. Plusieurs faits historiques peuvent l’expliquer[36]. En effet, le premier événement historique se déroule en 1014, par la victoire sur Museto à Cagliari (voir l'histoire), et ainsi, les têtes de Maures représenteraient les vaincus, et sont au nombre de quatre en référence aux régions sardes.
Mais le fait historique le plus explicatif du symbole serait celui datant de 1096, lorsque le roi Pierre Ier d'Aragon vainquit les Maures lors de la bataille d'Alcoraz. Il expliqua cette victoire sur les quatre rois arabes tués sur le champ de bataille, par le concours providentiel de saint Georges (dont la bannière est une croix rouge sur fond blanc)[37]. D'ailleurs, d'anciennes représentations montrent parfois quatre têtes couronnées.
C'est le que l'emblème devient, par décret, le symbole officiel de la Sardaigne. La Loi régionale du a relevé le bandeau sur le front des Maures (à l'origine, il leur bandait les yeux), pour des raisons diplomatiques[38]."
Cette magnifique partie de la côte occidentale Corse, aux roches rouges découpées
est inscrite au patrimoine de l'Unesco depuis 1983. Ce sont des roches
plutoniques au lointain passé volcanique : il faut se rappeler que la Corse
s"est détachée du sud de la France en 600.000 av JC
Au cours de ce séjour il restait encore beaucoup à découvrir , il y a de multiples virages à emprunter , donc un temps important à consacrer aux paysages si l'on est pas conducteur ...... du vert que du vert, chênes verts et lavandes d'un bleu soutenu : puis le but enfin atteint, une merveille de granit qui se découpe sur le ciel bleu, les Aiguilles de Bavella ou Dents d'Asinau
Je n'ai pu m'empêcher de prendre un petit spécimen de ce socle granitique hercynien que je peux désormais contempler tous les jours.
J'aurais dû vous parler auparavant de la magnifique vallée de la Restonica, visitée en descendant de Corte , une merveille absolue avec son torrent où il aurait été impossible de se baigner tant le courant de la fonte des neiges était puissant.
de multiples sites internet vous invitent maintenant au voyage en grande liberté, ce n'était pas le cas au XIX ème où un déplacement en Corse nécessitait une caravane conduite par des guides insulaires et nombre de recommandations auprès des notables locaux (la peur du bandit Corse !!) En 1768 Boswell publie son 'Journal d'un voyage en Corse ". Prosper Mérimée à l'origine de l'investigation sur la Corse écrit "Colomba "puis les "Notes d'un voyage en Corse ": amateur de mégalithisme et d'architecture, il délaisse le patrimoine baroque mais s'intéresse toutefois à la poésie et aux fameux et magnifiques chants Corses.
Puisque j'ai évoqué la minéralogie, un mot sur l'extraction minière qui date de la période génoise. En 1796, vingt et un puits de mine et vingt huit carrières sont répertoriés dans le "Plan Terrier" dont je vous ai déjà parlé et du XIX ème au XXème quatre cents gisements sont prospectés , mais ceux- ci seront vite abandonnés en raison de peu de compétence et de dimension. .Celui qui fut le plus prospecté est le site de Canari pour son amiante ( désormais bannie des constructions pour sa nocivité) .
Mais revenons au paysage , souvent pris en photo sans sortir de la voiture par manque de possibilité de se garer .
Une traversée de la Corse à pied sac au dos prendrait beaucoup de temps, mais que de beautés à découvrir: il y a beaucoup d'autres possibilités que le GR 20 où l'on peut passer de la mer à la montagne.