jeudi 7 mai 2026

Brève histoire de la Corse

 


 Installée sur le rivage en contemplation de l'azur du ciel et des nuances bleutées de la Méditerranée, mon amour de l'histoire  me fait me remémorer quelques moments importants de cette ile, et cette histoire est plutôt mouvementée, ces rives ont vu débarquer maintes embarcations ; les Phocéens en 565  av J. -C  précisément à l'actuelle Aléria (côte orientale ) suivis des Syracusains, 453 av J._C, les Carthaginois ne voulaient pas être de reste,  en 259 av J._C Cornelius Scipio la conquiert  en 259 toujours avant J.-C mais en 231 toujours avant J._C les Romains font de la Corse et de la Sardaigne leur deuxième province . Accélérons un peu, Auguste et ses petits fils se déclarent patrons d'Alèria et de Mariana en 9 av J._C, le Saint Siège voudra avoir sa part puis Gênes et Pise ne veulent pas laisser ce beau pays pays aux mains des Sarrasins ( d'où les nombreuses tours de gué génoises parsemées sur les littoraux ). 


 Musée de la Corse

J'aime bien me remémorer  la période aragonaise  avec Alphonse d'Aragon que le pape Boniface VIII déclare roi de Sardaigne et et de Corse, les ducs de Milan prennent sa place viendra le débarquement  des troupes françaises , (les premières )  en 1553 puis 1738 et nous voilà en 1794 avec un royaume anglo-corse. peut-être bien qu'au début des années 1800 la voilà j'allais dire vraiment française mais j'ajoute aussitôt vraiment corse.

 


 Musée de la Corse


















 Les troupes fascistes  italo-allemandes n'allaient pas laisser ce joyau à l'écart, ils y débarquent en 1942 et c'est sur la page d'Arona près de Porto que je m'imaginais le débarquement de toutes les armes nécessaires à sa libération  par le sous marin  Casabianca (8 sept -4octobre 1943).

Le 13 mai 1991 est votée la Loi portant sur le statut particulier de la région Corse

Musée de la Corse
 

 Puisque nous avons évoqué la présence sarrasine, voyons pourquoi cette tête de maure figure sur le drapeau actuel de la Corse.


 





















https://resistance-corse.asso.fr/2019/11/27/a-la-reception-du-casabianca/



                                sans oublier la splendide flore corse


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

mercredi 6 mai 2026

Découverte de la Corse

 Après un premier séjour en Corse l'année passée, me voici de retour dans cette ile enchanteresse ; dès l'aéroport la vue sur les montagnes enneigées nous donne déjà un avant-goût de ces merveilles.

 C'était alors la découverte de son passé mégalithique.

Le mauvais temps nous avait chassés de Cuccuruzzu , il fallait reprendre le sujet. 

Le parcours de ce site  est l'occasion de replonger au deuxième millénaire avant J.-C et plus précisément dans la culture des "torre". C'est aussi l'occasion d'étudier la flore  et le chemin assez rocailleux qui mène au "casteddu " fortification classique de l'âge du bronze.

 


Une centaine de ces "casteddi" sont identifiés  dans le sud de la Corse, mais vous pouvez aussi les rencontrer en Sardaigne, en Ligurie ou en Espagne. 

Pour la flore ce sont les châtaigniers, très anciens et les pins  mésogéens, sous espèce des pins maritimes, leur écorce  est plus rugueuse et plus sombre, leur pignes très volumineuses . J'ai toutefois trouvé le site de Filitosa plus complet . 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la fin du séjour nous sommes partis en quête du menhir de Tavera et il fallait vraiment vouloir le trouver ; après avoir interrogé un autochtone qui passait par là, qui nous avait donné comme indication la  présence d'une charcuterie. N'imaginez pas un magasin au sein d'un village mais une charcuterie qui ressemble à une maison au milieu de la nature ; par contre dès le seuil passé c'est très professionnel . Il a fallu escalader une barrière, traverser un ruisseau et traverser les champs au petit bonheur la chance .

 


 

         


                                                                                         C'était l'entrée en matière .

lundi 15 septembre 2025

Ayuelas

 

                                 Surprenante cette église fortifiée qui domine le village

vous avez pu lire que la position de ce village comme celui de Santa Gadea, au carrefour de plusieurs domaines justifiaient  des protections 


            en tout cas lors de cette promenade à la tombée de la nuit tout était paisible


 


















On pet considérer que en temps que fief de la famille Miranda et si proche de Miranda del Ebro, ce village participa à l'évolution de ce territoire au long des siècles.

 https://www.mirandadeebro.es/miranda/imh/Libros/historia_miranda_de_ebro.pdf








samedi 13 septembre 2025

Santa Gadea del Cid

 Ce joli village médiéval était en fête ce jour-là, proche de Ayuelas, j'étais en quête d'un café, mais attirée par l'église centrale il eut tout loisir de fermer.


                                              entre les grilles on peut apercevoir le retable 

plus surprenant, mais pas tant, les sculptures de l'entrée présentent quelques particularités......
 

 et me voilà partie pour le village suivant Bozoo, un bout du monde car la route n'allait pas plus loin ; en fête ici aussi mais malgré les immenses tablées qui réunissaient tout le village , (comme dans le précédent) j'ai pu avoir mon café...

 S'écarter de Santa Gadea m'a permis d'apercevoir les murailles de son château-fort, en restauration. Comme l'an passé à Santander la chaleur était intense, et je n'ai pas eu le courage d'y monter ; seulement de faire le tour de ce petit ermitage.

 J'ai fait lever mes hôtes à 6 heures du matin, pour prendre le petit déjeuner avant de prendre la route du retour, 5 heures de trajet pour atteindre Toulouse avant la canicule annoncée. Encore merci à eux.
    https://www.arteguias.com/burgos/santagadeacid.htm

 

Les Casonas indianas

 Ces constructions ne sont pas l'apanage de la Cantabrie mais de toutes les régions où des hommes sont partis vers les Amériques pour travailler et trouver une vie meilleure.  

 A leur retour ou pendant l'exercice de leurs commerces,  ils ont investi dans ces casonas 

 Ce sont de grandes maisons vouées aussi à l'exercice d'une profession ou d'une exploitation :  leur taille et leur réhabilitation en maisons d'hôtes permet de les faire vivre. J'en ai connu dans le Sud-Est de la France, en Catalogne, en Corse et si les Ariegeois d'Ercé sont partis faire le tour des Etats-Unis  comme montreur d'Ours, ils sont plutôt restés à New-York comme restaurateurs.  Cette casona de Ayuelas en est un exemple parfait. 

Voici ce que l'on peut lire à leur sujet.

En Asturies, on appelle Indianos, les émigrants qui, à la fin du XIX ème siècle et au début du XXème siècle, sont partis aux Amériques (Cuba, Mexico et Chili) notamment et en sont revenus immensément riches. Il s'agissait en majorité de prêtres, et fonctionnaires de la Couronne qui recevaient en échange de leurs services d'immenses propriétés, les casonas, qui se sont ensuite transmises de générations en générations.

La mode de ces vastes maisons va perdurer jusqu'aux années 1930. L'argent des nouveaux riches attire les  meilleurs architectes , comme les Santanderinins Casimiro Pèrez de la Riva, et Valentin Lavin Casalis ou le Français Edouard Brudard. Meubles, objets peintures sont importés de Paris et de Londres.

Les nouveaux propriétaires de celle d'Ayuelas ont eu à coeur de rechercher dans les brocantes un mobilier qui puisse évoquer cet ameublement.

             Ils ont conservé les papiers peints  tout à fait exceptionnels par leur qualité.

Le style indiano est volontairement ostentatoire et luxueux (pas toujours) , )  à l'image du musée de l'Emigration de Colombres, en Asturies, installé dans le somptueux palais "Quinta Guadalupe" construit en 1906par Inigo Noriega Laso, habitant de la ville qui a fait fortune au Mexique. Une incroyable variété de tendances et de goûts est convoquée pour une même construction. Jusqu'à la fin du XIXème s, les "Indianos" se contentent de réhabiliter leurs maisons ou de construire des palais dans un style néoclassique de type français, ou anglais, mais, petit à petit, sont introduits des mélanges "gothico-exotiques", créant un style tout à fait original. L'indiano a en tête les grandes exploitations coloniales, où il a travaillé, et emploie de nouveaux matériaux (fer, béton, et stucs) et des techniques nouvelles. cela donne des palais baroques extravagants agrémentés de tours  (ici il s'agit d'un fronton ) , galeries et autres balcons. ces différentes importations, adaptées par ceux qui n'ont pas quitté le continent, mais qui imitent ces constructions, produisent alors le style régionaliste cantabre, dont l'un des meilleurs représentant est Leonardo Rubacado, qui a réalisé la Biblioteca y Casa-Museo de Menendez Pelayo  de Santander. La guerre civile et la crise économique vont faire cesser ces entreprises  architecturales expérimentales et grandiloquentes et font place à un style plus discret, moderne et fonctionnel. Malheureusement , aujourd'hui beaucoup de ces casonas classées Monuments historiques tombent en ruine, leurs héritiers ne pouvant assumer les coûts d'entretien. C'était donc un double plaisir d'admirer la restauration de celle d'Ayuedas.

 


 

    La partie basse de la maison est destinée à recevoir les produits de l'exploitation. Vous pouvez en le demandant au préalable, diner dans l'ancien  "granero" où les murs ont servi de livre de compte ainsi que la cave dont certains immenses tonneaux ont été construits "in situ". 

 

Planche cloutée pour les moissons

                                                           museo@casonaindianadeayuelas.com 

 




  

vendredi 12 septembre 2025

De Viviero à Ayuelas

 Il s'agit maintenant de rendre le retour le plus agréable possible en ajoutant encore de nouvelles découvertes, des caps, Luaba, des plages, Eistero ; 

 Et ce qu'il manquait encore , la fabrique de porcelaines  encore un design très particulier fond blanc et décor bleu décliné sur tous les supports possibles , 

                                                      Sargadelos  à Cervo près de Lugo


  Malheureusement pas le temps de visiter la manufacture, belle histoire, grands locaux. Il faut tirer jusqu'à Ponferrada (Castille et Léon) dont je ne verrai que l'hôtel  à l'entrée de la ville. Centre minier qui doit son nom à un pont de fer lancé à la fin du 11ème siècle sur le Sil pour faciliter le passage des pèlerins de St Jacques ; proche des Medulas cette ancienne exploitation d'or par les Romains ; vous trouverez cela dans mes archives, au déboulé je ne me souviens pas de l'année.

 


                                       L'hôtel est le cube du rez de chaussée

 Il faut maintenant viser une autre étape et près de Miranda de Ebro ce charmant village de Ayuelas ; accueil chaleureux des propriétaires de cette Casona de los Indianos  dont je vais vous parler plus longuement.

 Cette maison fut la propriété de Federico de Santiago y Ruiz de Loizaga
 

            Il faisait très chaud et le havre de leur jardin fut le bienvenu


  

 C'est aussi un centre d'interprétation du patrimoine culturel avec une visite des objets usuels  des siècles passés  tout à fait identiques aux nôtres.

 Cette famille de Santiago a souvent fait la traversée de l'Atlantique jusqu'en "Nueva Viscaya " l'actuel Mexique et le thème des étoiles est récurent dans la maison.

                                 Nous verrons tout cela en détail. 

jeudi 11 septembre 2025

De Ribadeo à Viviero

 Depuis Ribadeo, c'est un chapelet de plages splendides que j'aborderai tôt le matin à marée basse. Je ne verrai pas  la plus célèbre, la plage des cathédrales , n'ayant pas pensé à prendre mon billet d'accès.

 Plage Dos Castros

Après ce bol d'air du large, un retour à l'intérieur des terres, celui enivrant et salutaire de la forêt d'eucalyptus à Chavin.

En bord de route cette curieuse fontaine


 

                                                                                   exemple de galicien 


 
Seulement quelques visiteurs sur ce sentiers au sein de cette forêt d'eucalyptus bordé de rivière et d'un canal d'amenée, à la rencontre d'un arbre gigantesque trônant au milieu d'une clairière.


 
 

Pour profiter pleinement de cette journée, retour en bord de mer au Mirador du Monte Faro qui expose de larges commentaires sur un naufrage survenu dans la baie de Viviero 

                                         Les bruyères recouvrent toute la lande
         Se mêlent ici mer campagne et montagne sources d'inspiration de l'écrivain Nicomedes Pastor Diaz (1811-1963)

 Viviero sera le terme de cette échappée cantabrique,  à partir de là il faudra penser aux haltes du retour, pour cette année. De Toulouse et plus encore d'Ariège cela fait pas mal de kilomètres !!!!!  La soirée sous le phare (Faro  do Roncadoira) bien ventée  se passera en contemplation d'un paysage maintenant bien fréquenté, et bien ancré dans ma mémoire.


  
                     où toutes les teintes de la palette de couleurs se seront mêlées