lundi 13 juillet 2026

Sorolla à l'Hotel d'Assézat à Toulouse

 


Hôtel d'Assézat

  J'ai découvert Joaquim Sorolla pour la première fois à Valence  (Espagne) il y a quelques années : une révélation  !!!  ses toiles vous plongent dans une clarté inouïe : il est véritablement le peintre de la lumière ; je l'ai revu plusieurs fois dont une à Santander , donc il n'était pas question  de ne pas profiter d'un moment exceptionnel lorsque ses toiles viennent jusqu'à moi.

 Je partage avec vous ce parcours  fait et refait plusieurs fois devant mes toiles préférées , vous ferez votre choix à votre tour.


 




 


 Ces petits tableaux ne sont que des peintures préparatrices des plus grands formats

 


 
























              un de mes préférés, fraicheur, harmonie, choix du cadre



 





















































                             La Casa Sorolla à Madrid était en travaux jusqu'à ces jours-ci .

 


















                      Voilà pour ce petit voyage en Espagne au travers des toiles de  Sorolla


lundi 11 mai 2026

Bonifacio

 

 L'histoire de Bonifacio est  si pleine de rebondissement d'attaques , de disputes de possession que je vais vous laisser consulter wikipedia qui propose vraiment un résumé complet de ce qu'est cet extrême  sud de la Corse. Vous pouvez naviguer autant sur la personnalité du pirate Dragut que du roi d'Aragon  ou de la dame de Bonifacio que j'avais vue (son squelette) au musée de Lévie , la confirmation de l'occupation de Bonifacio au mésolithique. Il faut s'appesantir sur ces "Bouches de Bonifacio "cette merveille géologique, heureusement protégée  entre Corse et Sardaigne.

L'usure du socle de cette partie de l'ile, vous le verrez provient de sa nature faite de mollasses graveleuses et de calcaire blanc.


 j'ai particulièrement aimé ces fleurs blanches dont le coeur ressemble à un bouton noir


 
 Embarquez sur le Giraglia, au pied de la citadelle pour voguer jusqu'en Sardaigne en traversant ces Bouches de Bonifacio


                                         vestiges de cette présence de Gènes

 





https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonifacio


 Il me semble intéressant  de se pencher sur la Sardaigne toute proche  entrevue depuis les Bouches de Bonifacio, son historique n'est pas loin de celui de la Corse et j'y trouve une explication plus détaillée sur l'origine de cette tète de Maure  figurant sur ces deux drapeaux.

"Dessin représentant les armoiries du royaume de Sardaigne
Armoiries du royaume de Sardaigne.

L'origine du symbole sarde n'est pas bien définie, mais on retrouve sa trace historique attestée en 1281. On doit noter son analogie avec celui de la Corse voisine. Plusieurs faits historiques peuvent l’expliquer[36]. En effet, le premier événement historique se déroule en 1014, par la victoire sur Museto à Cagliari (voir l'histoire), et ainsi, les têtes de Maures représenteraient les vaincus, et sont au nombre de quatre en référence aux régions sardes.

Mais le fait historique le plus explicatif du symbole serait celui datant de 1096, lorsque le roi Pierre Ier d'Aragon vainquit les Maures lors de la bataille d'Alcoraz. Il expliqua cette victoire sur les quatre rois arabes tués sur le champ de bataille, par le concours providentiel de saint Georges (dont la bannière est une croix rouge sur fond blanc)[37]. D'ailleurs, d'anciennes représentations montrent parfois quatre têtes couronnées.

C'est le que l'emblème devient, par décret, le symbole officiel de la Sardaigne. La Loi régionale du a relevé le bandeau sur le front des Maures (à l'origine, il leur bandait les yeux), pour des raisons diplomatiques[38]."


 

dimanche 10 mai 2026

Calanche di Piana. Porto.

Cette magnifique partie de la côte occidentale Corse, aux roches rouges découpées est inscrite au patrimoine de l'Unesco depuis 1983. Ce sont des roches plutoniques au lointain passé volcanique : il faut se rappeler que la Corse s"est détachée du sud de la France en 600.000 av JC
 Je ne ferai pas mieux pour leur description que celle de Guy de Maupassant
    « À la nuit tombante, j'ai traversé les calanches de Piana. Je m'arrêtai d'abord stupéfait devant ces étonnants rochers de granit rose, hauts de quatre cents mètres, étranges, torturés, courbés, rongés par le temps, sanglants sous les derniers feux du crépuscule et prenant toutes les formes comme un peuple fantastique de contes féeriques, pétrifié par quelque pouvoir surnaturel. J'aperçus alternativement deux moines debout, d'une taille gigantesque ; un évêque assis, crosse en main, mitre en tête ; de prodigieuses figures, un lion accroupi au bord de la route, une femme allaitant son enfant et une tête de diable immense, cornue, grimaçante, gardienne sans doute de cette foule emprisonnée en des corps de pierre. Après le Niolo dont tout le monde, sans doute, n'admirera pas la saisissante et aride solitude, les calanches de Piana sont une des merveilles de la Corse ; on peut dire, je crois, une des merveilles du monde. »

— Guy de Maupassant, Le monastère de Corbara. Texte publié dans Le Gaulois du 5 octobre 1880

Le prince Roland Bonaparte dans la note de son récit de voyage Excursions en Corse édité en 1891, décrit le site ainsi :

    « Le golfe de Porto, que l'on découvre ensuite après avoir franchi le petit col de la Croix, est encore beaucoup plus beau… Les rochers noirs alternent avec les granits rouges et donnent un cachet particulier à toute cette région, sans aucun doute, une des plus belles de Corse, pour celui qui n'est pas l'ennemi des couleurs flamboyantes et de la nature sauvage… La route qui suit la côte sud du golfe s'élève assez rapidement à travers une série de ravins aux pentes abruptes et remplies d'une végétation des plus luxuriantes. On dirait des cascades de verdure se précipitant dans le golfe, aux eaux bleues frangées d'écume. C'est le maquis, l'impénétrable maquis, formé de chênes verts, de genévriers, d'arbousiers, de lentisques, d'alaternes, de bruyères, de lauriers-thyms, de myrtes et de buis, que relient entre eux, les mêlant comme des chevelures, les clématites enlaçantes, des fougères monstrueuses, des chèvrefeuilles, des cistes, des romarins, des lavandes, des ronces, jetant sur le dos des monts une inextricable toison. Cette forêt qui cesse au bout d'une heure de montée, est dominée par une arête de rochers curieusement découpés en vastes aiguilles dénudées, s'élevant d'un seul jet au-dessus de cet océan de verdure qui ne se termine qu'au niveau de la mer… La route qui traverse cette région appelée Calanche, s'accroche pour ainsi dire aux parois des rochers ; de grands murs de soutènement ou des ponts la conduisent aux étroites échancrures taillées dans les rochers et qui font communiquer toutes ces étroites vallées tombant dans la mer au milieu d'éboulements de pierres, qui de loin ressemblent à des scories, tellement elles sont boursouflées et remplies de cavités, souvent pleines d'une terre rougeâtre où poussent quelques brins d'herbe. Au moment où nous entrâmes au milieu de cette forêt de granit pourpré, le soleil venait de disparaître derrière la ligne d'horizon… Nous avancions dans un clair-obscur qui faisait ressortir davantage les dentelures des crêtes rocheuses, se projetant sur le fond jaune d'or du ciel qui, au-dessus de nos têtes, passait par toutes les nuances du bleu pour arriver au noir… »

— Prince Roland Bonaparte, Une excursion en Corse - À compte d’auteur 1891
 

 Je pense que le plus spectaculaire est leur découverte en bateau depuis la mer la traversée en voiture  sur cette route très étroite est plus aléatoire  




 

 Vous plongez vite sur le golfe de Porto
où vous pouvez justement vous embarquer